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Le Féminin et le Masculin

Le Féminin / Le Masculin - 02 mai 2020

“Féminin-Masculin” : l’avis de la psy (énergéticienne) de l’équipe !

De mon point de vue, c’est une question de juste mesure, comme bien souvent. Il y a des caractéristiques plutôt attribuées aux femmes qui peuvent être observées chez les hommes, et inversement. Le tout est de se sentir bien en tant qu’être, avec ce que l’on est, et que nos caractéristiques personnelles, quelles qu’elles soient, soient acceptées par la société, que nous soyons hommes ou femmes. Il est important également, d’avoir sa place de manière équitable dans la société, quelles que soient nos caractéristiques personnelles, nos intérêts, notre manière de concevoir notre vie. Il s’agit de se sentir libres d’être qui l’on est, sans préjugés.

Enfin, il est important d’accepter que nous sommes différents par nature, et de reconnaître nos qualités d’homme ou de femme, sans jugement : ce n’est pas parce qu’un comportement donné est plutôt féminin vs masculin, qu’il est inférieur ou supérieur à l’autre, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner (légitimité, reconnaissance….) ; pour moi, c’est cette association qui est dangereuse, plus que les différences hommes femmes en soi, qui peuvent au contraire être valorisées. Selon moi, elles ne devraient pas être gommées à tout prix, car elles sont complémentaires, et font toute la richesse de la rencontre.

Les différentes approches psy / énergétiques qui ont enrichi ma position et que j’ai envie de vous partager :

En termes d’énergétique chinoise, cette thématique me renvoie à la complémentarité yin/yang, en d’autres mots, à l’énergie féminine vs masculine, qui fait partie de nous, homme ou femme, et dont la balance peut être différente selon les personnes, selon nos phases de vie. Elle fait écho au donner – recevoir, à une dimension passive – active.

Dans une approche plus psychologique, nous regardons plutôt l’origine possible de ces caractéristiques chez l’Humain, homme et/ou femme : y aurait-il une origine biologique potentielle à ces différences que nous avons tendance à attribuer aux hommes vs aux femmes ? Ou bien est-ce purement une influence de l’environnement, sociétale, qui est en jeu ?

Ces questionnements ont été très présents lors des ateliers de ce mois-ci ! Je vous propose donc de confronter 2 approches : les neurosciences, qui considèrent la dimension physique comme étant à la base de nos fonctionnements mentaux et affectifs, et l’approche psychosociale qui considère l’influence des autres sur nos comportements.

L’approche des neurosciences étudie les zones du cerveau et leurs fonctions propres. Il y a également des fonctions spécifiques à chaque hémisphère du cerveau (1). Selon les personnes, nous développerions plus ou moins l’un ou l’autre des hémisphères et les fonctions associées (2). On aurait soit une facilité à être dans l’analyse, le rationnel pour le style gauche, soit une capacité intuitive forte pour le style droit. Cela est à observer dans une certaine mesure, du fait de la capacité du cerveau à compenser par une autre zone cérébrale un dysfonctionnement d’une zone donnée (3) - il y a donc apprentissage et influence de l’environnement possible ! Certaines études se posent la question du genre, en lien avec cette latéralisation (les hommes = style gauche, les femmes = style droit ??!).

Les neurosciences considèrent l’impact de dimensions biochimiques (hormones…) et morphologiques (structure) sur ces tendances. Rappelons également qu’il y a une origine biochimique de base à la différence homme/femme : des chromosomes différents à l’origine de nos cellules, des hormones sexuelles (4) qui sont présentes dans des proportions différentes chez les hommes et les femmes. Sachant que les hormones influencent notre corps physique, nos émotions, notre capacité d’agir… et que nos pensées et émotions influencent à leur tour notre comportement, nous pouvons en effet nous attendre à des différences homme/ femme liées à une dimension au moins partiellement « innée » ! Mais il est à noter que la production de ces hormones peut-être influencée par des caractéristiques environnementales également.

Par ailleurs, dans une approche psychosociale, l’influence du groupe / des autres, de leurs croyances et de leur comportement, sur l’individu est étudiée. On souligne dans ce cadre la vigilance à porter sur les stéréotypes, dans notre cas, de genre. En effet, des études portent sur leurs impacts potentiels sur nos comportements et nos performances. Des auteurs (5) parlent de la menace du stéréotype. D’autres (6) se penchent sur la question des choix d’orientation et des performances dans les matières scientifiques de filles vs de garçons, selon que l’on adhère ou non aux stéréotypes de genre (7) … les résultats sont marquants et confirment que nos choix et nos résultats se conforment aux attentes/croyances que l’on perçoit chez autrui…

De multiples points de vue donc, qui, pour moi, sont complémentaires ! J’espère vous avoir apporté des éléments pour nourrir votre réflexion autour du masculin/féminin...

A bientôt ! Marie Muller - Accompagnement Bien-être Psychocorporel

Référence article cité : Chatard, A., Guimond, S., & Selimbegovic, L. (2007). "How good are you in math?" The effect of gender stereotypes on students' recollection of their school marks. Journal of Experimental Social Psychology, 43(6), 1017–1024. https://doi.org/10.1016/j.jesp.2006.10.024 “ Spécialisation hémisphérique Certaines études (Habib, 2009 par exemple) parlent de style hémisphérique droit ou gauche Plasticité cérébrale testostérone, œstrogène, progestérone… Steele et Aronson (1995) Chatard et Guimond (2007)

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